chasseur de poésie

15 février 2015

Job

Un arbre ça vous campe un homme sur son quant-à-soi, en forêt, parmi ses collègues,

et dans la densité cataloguée de ses occupations fraternelles. Et les arbres d'une forêt voient,

de derrière les branches de leurs lunettes. Depuis qu'on a banni la Basse-Loire, la Loire pro-

fonde se situe dans le Forez, dans l'Astrée (ou même l'astragale, cette clef sans serrure qui

vous enferme entre tibia et péroné, entre Arras et Péronne). Et la main, qui de soif soulevait

une langue chargée en objections—l'annulaire nubile, le médius pouvant porter sur le bout

de l'ongle un bœuf Stroganoff sur pied. Et vous, lecteur, qui regardez par-dessus mes lunet-

tes dans la dorsale ambiante, le marasme jugulé, le chant du frein fricotant avec le sabot, le

curaçao soustrait aux mains des gabelous, et fleurant bon le carton hygiénique, la fourme

d'Ambert, Les viaducs de Seine-et-Oise, et le Pompon de Pompounet. Ca sentait la menthe

crépue et L'Amante de Duras qui pour vos beaux yeux devint vindicative dans ses roulés-

boulés journalistiques. Elle s'aboucha avec le quart de ce qu'elle voyait dans le rétroviseur

de son Camion pendant la Marche-arrière de Radetsky, risquant de faire radoter l'histoire, de

faire bégayer le chicungunya, devenu féroce, à force d'etre tigré, omnitrépidant sur son tré-

pied de sorcière. Et encore celui qui nous écrit de Basse-Terre et de Kuala Lumpur avec le

même stylo, la plume ayant ce grincement crayeux caractéristique d'un lointain ancêtre bâ-

ton de craie d'ardoise qui, dans une note jointe montrait toute sa capacité de synthèse benoî-

tement coulée dans un style impeccable battant pavillon neuf et monnaie sonnante.

Nous sommes enfants d'une même marelle où les cases se repoussent adroitement

jusqu'au ciel porté à bout de bras par un Dieu qui n'en peut mais. Mais ce bras qui recèle

et décèle à la fois une colombe doit avoir à voir avec le Saint-Esprit. Et l'on sent dans la

douceur un synclinal coronarien, une ruade de puce, une contingence constante de vent

bleuté, sentant la paupiette de veau et le céleri rémoulade à la fois. Mais voir, ce qui s'apel-

le regarder des bésicles de sans-culotte non pas sur le nez, mais sur les fesses, la raie à

droite, le trou par lequel nous sommes sensé voir—monoculaire.

Pour ceux qui espèrent trouver un job dans la Bible, il leur faudra se contenter d'être

scribe à Yatrib, porcher du roi Salomon, vierge dans le lit de David, poussière dans l'oeil

de Caïn, etc. Et, que ceux qui se ressourcent en eau en Judée et Samarie, Juda (ou Judo)

et Israël se retrouvent dans la Mer de Judée, le Lac de Tibériade, ou, qui sait ? La pénul-

tième de l'enfant d'une nuit d'Idumée—la Mer Morte.

 

 

 

Posté par francoistaldir à 14:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Magma

Le rêve est une seconde vie. Pas moins dangereuse, pas moins colorée. C'est là

encore/dans l'orage/ que tu te dresses, prostituée de Luce. Souventes fois, je me suis

caché le nez à l'entrée du Bacardi ; à Callac. Cette boîte de nuit applique la politique du

tiers payant, surtout quand l'être humain est un homme—ce qui arrive une fois sur deux.

La descente dans le centre de la Terre se fait par un escalier à double révolution—la ré-

volution des oeillets et celle des passiflores, sinon de la rose trémière, la fleur de Nerval

comme disait Breton. L'interface de l'artefact vous permet des acrobaties avant d'arriver

dans un vortex qui débouche sur le nifé, cette structure hallucinante est une pousse de

conglomérat, une échappée vers le silence des agneaux de Simon Agnel, une sorte de mal-

appropisme stabilisé. L'homme qui sent la bouche d'ombre dans ce soutterain a une maî-

trise souveraine de l'espace du dedans, de la cour intérieure où l'on a cassé la croûte avant

d'arriver—rapines et forgeries, malaise et dictature, signes diacritiques et bastonnade—à ce

centre où l'on sent la chaleur sans la voir. Le souffle de l'inhabituel est trop intense pour

se risquer plus loin. Le magma est toujours déjà en train de paupériser toute discussion,

toute analyse, toute rétribution intellectuelle (encore moins spirituelle). La couche de

finition est impressionnante, dirimante—elle annule tout passe-droit, tout enfantillage.

Bien sûr, tout n'est pas à jeter dans ce pot-au-noir où le métal en fusion bat ses bords, com-

me dit Chateaubriand dont la prose claire charrie des faits autant que des courants de pen-

sée. Le toit de la nuit surgit devant l'arapède confronté à Napoléon, dans une toile de Turner.

La prose des jours se prostitue et embouque le chenal qui permet de se faire une idée de

l'Orénoque où tout est nickel. Plus haut que la hauteur, plus profond que la profondeur, l'hom-

me s'agite comme un enfant perdu sur l'océan des âges où, il le saît, il ne pourra jamais jeter

l'encre un seul jour. Tout est cher jusqu'à la rareté de l'air comme le faisait remarquer

Lavoisier, le chimiste qui allait, à cause de sa ferme, se faire trancher le cou—la République

n'a pas besoin de savants lui rétorquera-t-on. H20, c'était pourtant difficile sans le secours

de l'eudiomètre. Mais le magma fertile n'est jamais fétide, et il réchauffe les plaques comme

on repasse les plats qui sont une fin en soi. Oui, cette lave qui coule sur la croûte terrestre

est un pseudopode qu'émet le magma vers des maisons closes, les champs semi-labourés et

que l'élément rendra fertile après l'éruption volcanique—d'où cette récidive des paysans du

coin, la réinstallation dangeureuse après que l'amendement s'est déposé. Pompéi et Hercu-

lanum paieront le prix fort pour n'avoir pas tenu compte des avertissements. Magma, magma

sabactani. Dans cette galerie intérieure le Christ aussi aura souffert

 

 

Posté par francoistaldir à 14:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vallée des saints (1)

Des amas de vents sur la colline jouent à saute-mouton,

Avec les talus, les espaliers ; et le bétail n'ose dire broutons

 

Butte féodale pour Patrick Galliou, pour le natif—camp romain,

Et ce sont les Immémoriaux qui ont raison contre le vrp historien.

 

Au lieux des saints, il fallait sculpter un ancestral calvaire,

Avec 168 personnages, comme à Lampaul-Guimiliau, encore bien verts,

 

Et non des saints en rangs d'oignons, sans aucune spiritualité,

Saint Gonnéry dépité, lorgne sur saint Yves, bouddha de qualité,

 

Ici, la fangeuse fécalité des assis trouve enfin matière,

Et macule de merde les broussailleux sourcils de saint Pierre.

 

C'est sur cette pierre que je tailladerai les veines de la sainteté,

Mon Eglise veillera sur eux jusqu'aux temps sans confins, hébétés,

Mais pour lors, piège à touristes, Du spirituel dans l'art onfait litière

 

I cruise in the sour smell of the naked climate,

And I am waiting for my weekly injection of n-plate

 

Il fallait grouper, comme Rodin et ses Bourgeois de Calais,

Surjeter, déjeter, comme dans une mêlée de rugby, ah, çà mais !

 

Tout est comme une omelette froide, dans une gorge en réfection,

Et le vomi d'un sculpteur incompétent inspirera l'autre tailleur,

Qui le lapera et s'en grisera jusqu'à jouir de sa putréfaction

 

Où est l'art de Rodin, de Bourdelle, de Camille Claudel, de Zadkine ?

Ici l'artiste est inculte, quand l'art pensait, le bourgeois dépensait, l'urine

D'un chien baptise enfin le saint, et l'étoffe gode, comme de la moleskine.

 

Pour fabriquer un vivant, il faut transcender la morne matière,

Et sculpter en frises et rinceaux les fermes assises de saint Pierre,

 

Les statues ne se bonjourent pas l'une l'autre, elles ressemblent à des marabouts

Rimbaud, notre plus forte tête poétique, énigmatiquement par à quelle boue ?

 

Termine Mémoire, mais ici on a saboté les saints canons de la beauté,

Nombre d'or, proportions, on s'autorise entorse, Dieu sur la touche, par bonté,

 

Ne siffle pas le hors-jeu. Ces saints simples d'esprits, sont des pompes à fric,

Qui, travaillés avec force vices de façon, émargent à l'étique rubrique :

 

Rebut. Au seizième siècle, l'artiste faisait partie d'un solide atelier,

Et dans le bris homogène, le ciseau, le burin allaient au même ratelier

Posté par francoistaldir à 14:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ambitions d'une mare

Poète : « Que cherches-tu dans cette mare désenchantée ? »

Forêt : « Un ruisseau, pas sot, qui la traversât d'Est en Ouest,

Et dont les deux rives jusqu'aux genoux, quand il pleut, m'arrivent. »

Et la mare revêtue d'une simarre ne voulant pas se faire aussi grosse

Que le bœuf (l'étang, son vieux copain de régiment,

Le lac son sévère chef de bataillon aux vagues menues),

Ne veut rien tant que quitter son bestiaire familier :

Grenouilles, salamandres, dytiques, tritons, crapauds accoucheurs,

Et tourner le dos à la forêt tout en écopant de ses deux rives,

Ne se satisfaisant pas moins que de la mer ou de l'océan,

Ambitionnant de devenir Mississipi, Gange ou Rhône,

Copiant son embouchure sur leur immense delta distribué.

« Je veux de mes flancs réchauffer les pauvres blancs,

Et aux misérables noirs apporter dans un ciboire à boire ;

A la mer ou à l'océan je veux que mon plus bel exploit

Soit que plus jamais l'on ne m'exploite, je me veux impassible,

Je me veux voie flottante, que de me traverser plus jamais l'on ne tente,

Je veux quand je suis Gange que mes riverains se baignent dans la fange,

Je veux que quand je suis Rhône l'on me vénère sur mon trône,

Que jamais d'un petit pipi l'on ne me vexe quand je suis Mississipi.

Rimbaud : « Que faut-il à l'homme sexué et vil ? Boire !

Taldir : « Mourir en barbare aux fleuves en crue mais fort civils. »

La bouche est riveraine et en lèvres souveraines se retrousse.

Le zèbre de l'Ebre, ayant, caramba ! fait feu de son pistolet,

Le général Hugo dit : « Donne-lui quand même à boire. »

A son officier d'ordonnance qui sentait le suint bien rance.

Jeanne d'Arc, à Orléans, traversa la Loire dans un olifant,

Jeanne la Flamme s'élança dans le fleuve de ses ennemis

Pour mettre le feu à leurs tentes, et indemne se retira,

Quand elle vit un bon brasier braiser l'air qu'il enchante.

Ce poème-dérive fut écrit un après-midi du mois d'avril

Alors que je voyais le ruisseau Vin se découvrir d'un fil.

 

 

 

 

Posté par francoistaldir à 14:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Graduellement

L'yeuse mélodieuse se rencontre à tous les versants héraldiques, et la cuisine des

sentiments niche à mi hauteur, gît entre les racines aux ex-votos écologiques de marbre

blanc et périssable. Un moignon d'imposture s'agite là où la colère forme une fourche,

et les feuilles un distillat de bave de chat-huant émargeant à la secousse nocturne, au

Grésivaudan des chapitres visés et revisités par les lauzes. Tout s'abrite dans la tumeur

des perles—la Grèce au temps où forciçait l'Iliade, l'Inde dans ses parcours vautrés et ex-

perts en trouées linguistiques. J'aime à déboiter le Hugo de masse avec ses galiotes, pola-

cres et yoles ; c'est dire s'il était oriental et se complaisait dans la bataille de Navarin, les

Yatagans se ruant sur les clepsydres et les roues à eau. Plus loin que la décence, au plus

près du jour démasqué de ses traitres yeux, de sa marchandise phéniquée, je me saisis d'un

troupeau d'écoperches bien découplées dans l'échafaudage. Le mystère du presbytère n'est

plus aussi prenant et imberbe—Arnaud d'Andilly l'a dit dans un couple de génuflexions,

une bretelle à l'envers et son rabat à l'endroit. Un Bérulle sous la férule d'un Pascal encore

vierge de papier monnaie tripote un calice su, distrait d'un autel ou d'une sacristie. Et l'on

est encore à se demander d'où viennent ces sommets maculés de neige précoce—d'un sur-

saut de lucidité des Alpilles ? Oh, que non ! de la rouille du temps passé à frotter les lam-

pes d'Aladin, à épousseter le méchoui, à bronzer la coriandre, à subtiliser tout ce qui ne peut

pas se subsumer, à jouer à potrente dans la cour de l'école, à l'écart du préau classé dans

l'inventaire des monuments bétiques et initiés par des hommes de main qui deviendront des

hommes de paille.

Les densités parlantes, les diérèses menues se frayent un chemin dans les grandes

Jorasses, le terme arrive à ses fins dans une débauche de lin tactile et de bêtisier fourbu, il

est encore temps de massacrer les révoltes du Crêt de la Neige, et de s'en aller pâtir dans

le bassin versant des Jarres. Un toit d'auberge ruiné par sa clientèle de passereaux et de

papegeais s'enfile un morceau de renseignement, une dragée haute d'homozygote, un beur-

re de lansquenet, une jambe de fromage—de la sanctimonieuse sanction il n'a cure. Ses

vaisseaux brûlent dans un recours terne et bizarre—les vaisseaux d'un toit peuvent bien se

payer une dunette, un esclandre d'écoutille, un rubis de fond de cale encore esclave de

Tamango, une patte-mouille sur une table à langer conçue par Le Corbusier. Mais Le Nôtre

sévit à Séville et dans les jardins d'Estramadoure—je vous l'accorde, à tout bassin miséri-

corde, à tout amant de Madame Dambreuse la délicate patience d'un Henri Virlojeux, la

bave d'estime d'un chaud crapaud comme Frédéric qui se saigne aux quatre veines pour se

procurer un vison. Le chaud bouillon d'une dermatose remuée par un plectre dégueule ses

papilles gustatives dans la claire-voie d'un haut-le-coeur. Mais la littérature n'en a rien à

secouer, l'adresse sentimentale est toujours fausse quand elle s'exécute comme une ordon-

nance chez un potard reconverti sur le tard avant qu'il ne devienne zibeline d'officine, por-

tulan de marée noire. Descendre en une heure tous les rouages de l'équipage équidistant de

la rage d'escalier et de la cage de Pasteur, cendres en main s'enfoncer d'un mercredi dans la

petite semaine, celle qui ne fait que sept jours, et va l'amble cinquante deux fois dans l'année.

L'enceinte d'un couvent ne rend pas toutes les nonnes vierges, pas plus que la paco-

tille d'une souquenille n'embête le clampin. Dormir est une profession de foi (comme le pâté

du même nom) somme toute honorable—surtout si vous êtes secondé dans la tâche par un é-

tablissement fiduciaire, un renégat de couardise ou une serpe de fagoteur dans le mois très

noir de l'année. Alice est au loin dans sa balise crurale, elle marchande ses soupirs, tout en

se grattant l'entre-jambe. Son vagin réclame un lait de poule et non pas un jet de sperme !

Elle est gironde, Alice avec son bec-de-lièvre (qu'on s'obstine à confondre avec le bec

d'Ambez). Elle ne rechigne pas à utiliser la chignole pour percer une paire de trous rameutés

par une trousse à outils qui, le travail fini, rebrousse chemin pour se loger entre le bulbe de

vulve et l'ombre ambulatoire du pénil, à portée de nombril.

 

Posté par francoistaldir à 14:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Tympan

En enfer s'y j'y travaille. S'y j'y travaince. A plein temps, à mi-temps. S'y j'y fais oraison.

Quatre saisons, si j'y compte bien. La cinquième correspond au huitième climat. Et les en-

carts(les écarts) sont de trois/quarts (de six/huitièmes). Un tiers de marelle, ce peu de Terre

qui appartient au Ciel. Et ce grimpant tanné de velours. Si encore j'avais le sens de la déci-

sion. Mais non. On voit parfois au boulodrome marseillais le retraité aux pieds tanqués atta-

qué par le cochonnet de la triplette adverse, rouge comme un martyr de l'Eglise confessante,

le dernier occulte remontant à la bête quaternaire, s'arrogeant écu de templier, fruit d'étal (kaki

axoné). Qui suis-je ? La tête dans l'école et ferré à glace comme un vulgaire Jules Ferry. Oui,

qui suis-je ? Le vin additionnel, toute honte bue dans la carafe ; le givre de calcite frais comme

un gardon d'Anduze, le sifflet abattu sous la coupe, pissant le son à même le tympan. Les mains

dans le cambouis bicéphale, froid comme un coup de rabot sur le piège tendu à la main. Rouge

comme un topinambour (rosé), rouge comme une tomate-cerise (type burlat), la chair chaude, la

queue voûtée. Et, alors, les émeutiers de la prière, comme eux je suis un tact. Je me noie dans mes

propres larmes. Ne laissez rien perdre du sang vermeil. Avec vos riomkis servez-vous. Et pourtant

si je rentrais dans la coulisse de la décision, l'oeil centré (cintré) comme un cabochon mariné dans

le golfe des eaux purpurines...Si encore le goût du feu m'était tombé dans la bouche sans la désal-

térer, m'était échu sans choir. Si encore une part du paradis m'était donnée à vie. J'y aurai une adres-

se, un jeu d'adresses, de main écrivant l'adresse—un jeu d'écritures. Il faut être bien pieux pour aller

au Ciel. Une perspective sous une housse, et pas une chaussette.

Dors d'une main, rêve de l'autre. Je vois clair dans le jeu du Divin, aucune larme ne trouble ma

vision.

 

Posté par francoistaldir à 14:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Au rasoir d'Occam

Les semi-conducteurs de semi-remorques en cessation de frais déversaient

leurs semi-produits à la décharge de leurs bas-cotés de la bête France. Jeunes de

nuque ils descendaient de leur ciel de cabine, affligés de n'avoir qu'un seul père cé-

leste. D'être, de moitié, des semi-athées. Leurs véhicules surplombaient les semi-

produits, artisans d'une semi-rencontre avec le duc de Norfolk dont les demi-sangs

étaient à l'arrêté du 16 juillet 1976. Le noble était le parrain putatif, à peine baptisé,

de trois des enfants du chauffeur livrant le bon grain—Théophane, Sidoine et Au-

gustin, le plus jeune par temps humide et africain. Christian rendait ensuite visite

aux Anciens d'Ancenis vêtus de leur robe prétexte au baudrier en tôle froissée. Pas

radin de son paradis, il offrait à chacun un semi de semis de printemps, à la lumière

adverse où le soleil s'ennuage.

Posté par francoistaldir à 14:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Donné aux Mathurins

Un jour de débarras et qu'il faisait bon, un homme peu profond s'installa à la

barre—il périssait de douceur. Il commanda une saison de salade et salaisons. Un porc

lui échut qu'il ne noya point. Il le vissa dans le môle et étendit de tout son courage. Un

Grippeminaud s'avança, tout barriolé du feu des vibrisses—l'orge monda, les trains dé-

telèrent après l'heure. Il finit par déboiser la suite coffrée par l'arpète au savoir de gron-

din et d'épaisseur. Comme l'âge lui revint à côté, et par morceaux, il déblaya son par-

cours de vie, seconda les gouffres jusqu'aux chaises à prières—jusqu'au petit pont il re-

vit tout, et ne vainquit personne, ni les rats, ni les majeurs d'homme. Tout resta gris dans

la fournaise rejointoyée d'enfants. Il échangea son blé mâture contre une coupe au trait,

RIEN N'Y FIT—il mâturait toujours. Au point qu'une viande d'os débarqua sous le tatami

biseauté de graines et d'exiguïté. L'homme fini finit par se mettre deux bouts. Il s'acharna

sur le plus gosse—à deux doigts de la main, à trois de son odyssée blanche qu'il accosta

de méandres et de responsabilités. La peur s'évanouit de peur ; un silence se figea tout à

l'attrait des saules abordés de rage façonnière, d'eau de mer où ils redirent le sang parcou-

ru et souple et fécond. Un trait se tira, le vent s'y engouffra handicapé de chaleur émanci-

pée. Il tourna, et tous vinrent—les trous parcourus de vacance, d'herbe à chat, de bouquins

de moëllons, de grainetiers salutaires livrant orge mondé et garnitures, de moisissures ré-

duites. Tout y alla—les sinuosités familières, tout, et bien plus encore, bien qu'il sût qu'en

Suisse zéro bi-grands c'était déjà trop. Plasticien, il surgit de la dérayure, s'énonça à quatre

feux, et persévéra dans l'animosité à se taire. Il s'accouda aux bâtiments publics rasés de

gros, évidés de lenteur continue, tout à côté, tout dévissé de plaque, et presque sans goût.

Il mordit dans le morcelage, grimpa, terne et diffus, dans les bastions démontés, et presqu'

aucun n'en sut rien. A tous les vantages il s'émut de tierce et de quolibets, et toucha sa pri-

me de versement de sang labouré à pied. Il dévoya les saints et les pieux jusqu'aux râtures

du ciel. Un semis de voyelles s'empêcha de brûler les planches, et la seconde arrivait avant

la squameuse et délurée première. Aussi, l'homme touchant à sa fin hostile et apostrophée,

n'y alla point, mais perdit son visage. Toutes les femmes qu'il arrosait de zéros s'évanoui-

rent sous l'offense d'offrandes. Il en resta las juqu'au plus lointain de lui-même. Bien qu'il

fût déjà loin quand il partit. Personne ne le loua comme souffleur, et promptement il dé-

clina.

Vidange de parcours vaut brume de septembre brisée, amorphe de fontaines quand

la toison fait jaser le pied d'égalité.

Posté par francoistaldir à 14:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 novembre 2014

Heidegger et Celan

 

Heidegger et Celan, Celan et Heidegger,

Un handicap à cheval piège le chaland,

Celan et Heidegger, Heidegger et Celan,

La mort vous rend complice en temps myrteux de guerre.

 

Père et mère en temps ombreux recyclent les jours,

Pieusement envolé le toit des Celan,

Morts d'avoir trop travaillé, ailleurs, c'est selon,

On tuait en écoutant les coups forts sourds.

 

Nuit de cristal, et c'est la peur qui vous installe,

La peur est un ramier parmi les deux pigeons,

Quand on nage ânier sel fond, et nous nous neigeons.

 

Hier, je me suis fondu dans le feu fusionnel,

Et les bords de la mer d'airain cernaient mes reins,

Je chérissais la peur—adrénaline agnelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par francoistaldir à 18:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Austère

Austère

 

A la veille d'un dehors

elle comprit qu'on lui ferait un sort.

 

Elle avait l'âme large et forte,

et elle sut bientôt qu'elle n'irait pas de main morte.

 

Elle dansait la gigue et le rigaudon

qu'elle apprit aux Toucouleurs et aux Dogons.

 

La porte venait très libre de ferrure,

s'y encadrait l'os angevin fort de carrure.

 

Le policier métropolitain rose de teint

passait l'été dramatique a pulser du rouquin.

 

Bois illuné de connexités galeuses

du rotin de vieux nœuds on te creuse.

 

Silure de Seine sans encolure ni reins,

pont Apollinaire au pied largement marin.

 

La chaude chevelure broutait le vent

que le vent rapide allait bien soulevant.

 

La ria fleurait bon la dorsale de vergue

sculptée manu militari à Mondevergues.

 

Quand le foin batifolant rentrait en grange,

le métier vous collait aux mains comme du jambon Madrange.

 

Arriéré de pages et d'équipage, le fleuve Orénoque

à l'Amazone empruntait ses calculs sans équivoque.

Posté par francoistaldir à 18:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]